







|
|
|
| Le 11/04/2010 à 15 heures |
"Les aventures de Carantec, le moine pérégrin", par Anne DUMAS, diplômée de théologie de l'Université de Strasbourg.
Au très Haut Moyen Age vivait Carantec, fils de roi. Il était né dans le Cérédigion, dans cette île que l'on nommait alors les Bretagnes. Tout le destinait à prendre la suite de son père, le roi Cérédig. Et, pourtant, lorsque réunis en conseil autour du roi, les druides ont voulu le choisir comme son successeur, il s'est enfui et s'est caché dans une grotte dont il n'est sorti que pour mener une vie ardente, pleine d'embûches et de voyages. Anne Dumas a exploré les anciens manuscrits et soutenu un mémoire de DEA sur ce sujet. Elle redonne le parcours de ce saint et nous fait voyager au Pays de Galles, en Irlande, en Cornouailles et en Armorique. Vente-dédicace du livre. Entrée : 5 euros.
|
| Le 18/04/2010 à 15 heures |
L'exception bretonne : coexistence du style gothique et du style Renaissance dans l'architecture religieuse bretonne, par le docteur Henri-Jean TURIER.
L'exception bretonne en architecture, c'est la coexistence harmonieuse du Moyen-Age finissant et de la Renaissance, c'est-à-dire du gothique et de l'art nouveau. La Renaissance des "Arts et des Lettres" est un concept italien apparu au Quattrocento d'un pays qui n'avait jamais pu oublier sa grandeur passée et qui considérait l'art gothique comme médiocre et méprisable. L'art Renaissance, résurrection délibérée de l'Antiquité, est un art païen, tout le contraire du gothique. En Bretagne, on a réussi à faire coexister ces deux mondes antinomiques. Les exemples : Gouesnou, La Martyre, Rumengol seront analysés.
|
| Le 25/04/2010 à 15 heures |
Les forces telluriques et le rayonnement de la terre. Choix des sites remarquables. Les ondes des nouvelles technologies et la correction de leurs nuisances, par Jean UGUEN, radiesthésiste, et Yann GILBERT, enseignant bilingue.
Les anciens connaissaient l'existence des forces émanant de la terre et plaçaient les menhirs sur des points telluriques. Le site choisi pour des édifices comme la chapelle Saint-Gildas près de Carnoët (site retenu pour l'implantation de la Vallée des Saints),répond aux mêmes exigences. La détection de ces forces et leur connaissance ancestrale sont dues à la sensibilité des hommes et des animaux.
Le développement technologique récent, l'implantation de relais (antennes, pylônes de téléphonie ou de haute-tension), d'équipements nouveaux (éoliennes, panneaux photovoltaïques) ont des incidences sur le vivant. Des procédés de neutralisation de ces effets existent et les deux intervenants proposeront une expérimentation à Luzec.
|
| Le 02/05/2010 à 15 heures |
Le Liban et le Hezbollah, par Jacques GIVRI, capitaine de frégate e.r.
Au Liban depuis une vingtaine d'années, le parti politique libanais du Hezbollah (le Parti de Dieu) marque le retour d'un Islam (la Voie du Salut), chiite combatif sur le devant de la scène moyen-orientale. Il place son action dans une résistance farouche à Israël, tant vis-à-vis de l'occupation du Liban par son armée, que face à toutes les tentatives israéliennes de démembrement du Liban. La réussite du Hezbollah, visible depuis l'échec des Isräéliens au cours de la guerre de juillet 2006, réside dans l'adhésion de la société libanaise à ses idéaux, au point que nombre de ses membres ne sont aucunement issus d'une société islamique mais de toutes les couches et confessions de cette société civile.
|
| Le 09/05/2010 à 15 heures |
Le Barzaz Breizh en chansons, par Louis Elégoët, historien, et Yan-Ber Prémel, chanteur.
Chef d'oeuvre de la littérature bretonne, le Barzaz Breizh est un imposant recueil de chants (gwerziou, ballades, complaintes), recueillis au milieu du 19ème siècle. Ecrits il y a plusieurs siècles, transmis oralement de génération en génération, ils sont mis en forme par Hersart de la Villemarqué qui publie, pour la première fois, en 1839, le Barzaz Breizh. Jean-Pierre Prémel et Louis Elégoët s'associent pour présenter cette oeuvre de manière particulièrement vivante en breton. Louis parlera du travail de Hersart de la Villemarqué , de ses succès et de ses déboires, ainsi que de la thèse de Donatien Laurent, cependant que Jean-Pierre illustrera le propos en chantant une dizaine de kanaouennou (chants).
|
| Le 16/05/2010 à 15 heures |
Julien Maunoir, missionnaire en Bretagne (1606-1683), par Fanch Morvannou, maître de conférences de celtique à l'UBO (e.r.)
Le père Maunoir est "aussi illustre qu'inconnu", comme l'a dit de lui-même un écrivain breton (Tanguy Malmanche). Il est peut-être davantage méconnu qu'inconnu, et de manière péjorative. Il mérite d'être redécouvert. A la suite de son devancier Michel Le Nobletz (1577-1652), Julien Maunoir a contribué, sous les règnes de Louis XIII et de Louis XIV, à réévangéliser la Bretagne, essentiellement cette Bretagne de langue bretonne. Prêtre, jésuite, le père Maunoir a subjugué le peuple breton qui s'est enthousiasmé pour les cantiques bretons que le prédicateur lui apprenait. Il les a chantés en choeur jusque dans les années 1950. Tout cela se passait il y a 400 ans, mais à lire les relations du prêtre sur son activité missionnaire, on se croirait aux temps de saint Samson, de saint Corentin et de saint Hervé. L'histoire religieuse de Bretagne se greffe sur son histoire générale dont elle est une part qu'on ne saurait écarter.
|
|
|